Chronique 4 : Noms de baptême, noms usuels et surnoms
Ceux qui font de la recherche généalogique le savent : les registres paroissiaux s’avèrent parfois pleins de surprise. Prénoms et noms de famille sont souvent écrits de façon différente ou tronqués d’un document officiel à un autre, quand on n’utilise pas carrément le surnom. Cette situation est fréquente au 19e et au début du 20e siècle. Une Anne-Élisabeth Desroches, par exemple, devient Anne tout court sur son certificat de mariage et Élisabeth Desrochers sur celui du baptême de son aîné. Difficile de s’y retrouver !
La famille Lassonde n’échappe pas à ce phénomène. C’est sous le nom d’Aristide que le fondateur passe à l’histoire de l’entreprise, mais il est enregistré à l’état civil sous celui d’Aristille. Sa femme s’appelait-elle vraiment Georgianna – écrit parfois avec un seul n – ou s’agirait-il d’une sorte de contraction de Georgianne (Angélina) ? C’est du moins sous ces prénoms qu’elle est répertoriée dans un livre commémoratif paru lors du centenaire de Rougemont en 1987. On y mentionne aussi leurs trois enfants : Marie, Léa et Willie. Or, sur la pierre tombale familiale, au cimetière de Rougemont, les deux filles sont identifiées comme Maria et Marie-Louise. Leur petit-fils Pierre-Paul, actuel président du conseil d’administration, y est cité sous le seul prénom de Pierre.
Heureusement, les registres sont tenus de façon plus rigoureuse de nos jours. La relève de Pierre-Paul Lassonde s’appelle bien Nathalie, avec un h !
Prochaine chronique : On pense déjà à capter l’oeil…
