Chronique 35 : Innover, tout un défi!
Jean Gattuso, président et chef de l’exploitation d’Industries Lassonde, le répète souvent, avec raison : innover fait partie de l’ADN de l’entreprise. Cet art de l’innovation, pourrait-on dire, émane d’une pratique régulière et, surtout, d’un état d’esprit ouvert et capable d’assumer les résultats d’essais pas toujours probants.
En 1986, l’acquisition de Vac-O-Nut amène Lassonde à offrir une gamme de cinq mélanges de noix et fruits secs Oasis en sachets de 40 grammes. Ce produit santé ne soulève alors pas l’intérêt des consommateurs. Dire qu’aujourd’hui ce type de collations se vend à profusion dans les épiceries et les dépanneurs!
L’année suivante, Lassonde propose les saveurs fruits des champs, poire, pêche et abricot de sa Collection Oasis. Savoureux à souhait, ces cocktails donnent l’impression de mordre à belles dents dans des fruits bien mûrs. Le ratio coût de production/revenus de vente ne s’avère toutefois pas concluant.
Entêtée, Lassonde introduit sur le marché les collations Fruitina en 1988. La gamme de cinq mélanges avec petits morceaux de fruits est offerte dans des emballages de trois contenants de 115 grammes. Un produit qui n’accroche pas le consommateur, comme la gelée à boire Fruité en quatre saveurs que proposera Lassonde en 1997.
Pour sa part, la gamme de cocktails de canneberge lancée en 1996 est malheureusement détrônée par la guerre de prix que lui fait son principal concurrent.
Ces différentes productions ont dû être abandonnées. Ces tentatives étaient-elles des erreurs? Certainement pas! Elles ont permis de tester le marché, de poursuivre la recherche et le développement et d’élaborer d’autres produits qui, eux, se retrouvent toujours aujourd’hui dans les paniers d’épicerie des consommateurs.
Prochaine chronique : La santé a bien meilleur goût…



