Chronique 34 : Une pratique oubliée
L’inscription en Bourse comporte des avantages, mais aussi des obligations dont celle d’informer les investisseurs des activités et de la situation financière de la compagnie. Les équipes des relations publiques, des finances et des affaires juridiques sont donc sollicitées ponctuellement afin de produire rapports trimestriels et rapport annuel.
Au début, pour Lassonde, cet exercice exigeant s’impose comme un fardeau. Il monopolise des employés de plusieurs secteurs pendant une bonne période, nécessite vérifications et contrevérifications rigoureuses et des coûts relativement importants. Mais bien vite, les membres de la direction et le personnel des ventes, entre autres, en constatent le côté fort intéressant. Le soin apporté à la production du rapport annuel, par exemple, en fait une carte de visite idéale.
En plus des tableaux détaillés qui offrent un portrait de la bonne santé financière de Lassonde, le rapport annuel présente un panorama de ses activités. Agrémenté de nombreuses photos, il permet à l’investisseur, au partenaire actuel ou potentiel et au fournisseur, de découvrir la « personnalité » de la compagnie par le biais des messages de la direction, des articles sur des projets spéciaux, des investissements stratégiques, des dons et commandites, des programmes dédiés aux employés, etc.
En fait, le paragraphe précédent aurait dû être écrit au passé. Lassonde a publié son dernier rapport annuel en 2005. La pratique, chez les entreprises, n’est plus au rapport annuel en couleurs, mais plutôt au simple rapport de gestion. Ce que regrettait le chroniqueur du journal Les Affaires, Bernard Mooney, en 2007. Avec le développement des véhicules électroniques, d’autres façons d’informer investisseurs et partenaires s’imposent cependant aujourd’hui.
Prochaine chronique : Et pourquoi ne pas essayer?…
