Chronique 30 : S’engager pour les jeunes
Il a sans doute suffi d’un appel téléphonique. Un peu comme ceux que des jeunes pouvaient eux-mêmes faire pour obtenir aide ou écoute bienveillante. Déjà impliquée dans la promotion de l’activité physique avec sa commandite du Marathon de Montréal, Lassonde accepte de s’engager socialement, en 1991, auprès de Tel-Jeunes.
Le nouvel organisme est une suite logique de Parents anonymes. Depuis plusieurs années, ce service de soutien téléphonique aux parents obtient de bons résultats. Les fondateurs, Jocelyn Paiement et Céline Muloin, décident donc de lancer Tel-Jeunes selon la même formule. Une ligne téléphonique dédiée aux jeunes de partout au Québec. Une équipe de bénévoles aptes à écouter leurs difficultés, qu’il s’agisse de la peine d’avoir perdu son chat, d’intimidation à l’école ou de relations tendues entre des parents divorcés, et à les référer au besoin. Un porte-parole d’une grande popularité : l’humoriste et auteur Claude Meunier pour Parents anonymes et la vedette de la série Lance et compte, Marina Orsini, pour Tel-Jeunes. Et un commanditaire d’envergure prêt à s’impliquer à fond.
Cet engagement de Lassonde n’est pas un vain mot. Dès 1991, le logo et le numéro de téléphone de Tel-Jeunes apparaissent sur tous les contenants de jus de fruits Oasis de portion individuelle. Depuis 2002, 1$ est versé à Tel-Jeunes pour chaque inscription au Marathon Oasis de Montréal. Sans parler des nombreuses autres promotions, du lunch aux homards – un événement bénéfice très couru à Montréal – de la soirée Tel-Jeunes, etc.
La constance n’est pas non plus une idée abstraite chez Lassonde. Depuis le tournant des années 1990, sa fidélité envers le Marathon et envers Tel-Jeunes ne s’est en effet jamais démentie.
Prochaine chronique : reconnaître l’engagement…
