Chronique 18 : Réinventer le contenant, relancer la marque
Il y a eu le métal. Et il y a eu le verre. Puis en 1979, Lassonde révolutionne le marché nordaméricain avec un tout nouveau type de contenant.
Le sens de l’innovation fait partie des gènes de Lassonde. Vers la fin des années 1970, quelques membres de la direction se rendent au Salon de l’innovation alimentaire (SIAL) de Paris. Ils y découvrent une technologie qui fait déjà ses preuves en Europe. L’équipement est français ; le procédé, allemand. Qu’à cela ne tienne, Lassonde achète, démonte, remonte, forme ses employés et se lance dans la fabrication de jus dans les fameux contenants HYPA.
Ce nouveau contenant, précise-t-on dans un communiqué de presse, est un laminé composé de polyéthylène, carton et aluminium. Expédié sous forme de bobines, le laminé est formé, rempli et scellé dans l’usine même de Rougemont. Mais en quoi est-il si révolutionnaire? Il conserve les arômes des fruits, leur couleur et la vitamine C qu’ils contiennent. Il est prêt à être servi sans réfrigération avant ouverture et ne prend aucun goût de métal.
Et qu’offrir dans ces nouveaux contenants? Du jus de pomme, bien sûr. Mais quoi d’autre? Si le nom Rougemont s’associe naturellement aux pommes, le lien semble se faire moins bien dans l’esprit des consommateurs entre Rougemont et les oranges ou les pamplemousses. Voilà donc l’occasion inespérée de relancer la marque Oasis! Un nom évocateur de pureté et de fraîcheur que promettent ce contenant et son contenu.
Le 15 août 1979, Lassonde lance ses jus de pomme, d’orange et de pamplemousse Oasis en format d’un litre. Le reste, comme le dit l’expression populaire, appartient à l’histoire.
Prochaine chronique : Ça, c’est clair…
