Chronique 17 : Un logo inspirant
Être identifié instantanément : voilà le rôle du symbole visuel d’une organisation. On reconnaît tous en un clin d’oeil, par exemple, les cinq anneaux olympiques, l’alligator de Lacoste ou l’étoile à trois branches de Mercedes. D’accord, Lassonde n’en est pas encore là…
Néanmoins, au fur et à mesure qu’elle s’ancre solidement dans le marché, l’entreprise ressent la nécessité de développer son image corporative. La création d’un service du marketing, duquel dépendent alors les relations publiques, enclenche une démarche en ce sens. En 1978, Lassonde confie donc la création de son logo à la firme design Georges Huel et Associés.
Rouge, bien sûr. Comme Rougemont. Et comme une pomme. Inversée, la partie inférieure du logo représente la montagne. Sa partie centrale reproduit un arbre ou une fleur procurant les produits agroalimentaires que transforme Lassonde. Le cercle tout autour figure le soleil qui fait croître ces produits. L’ensemble traduit les origines de l’entreprise, ses activités commerciales et ses différentes constituantes symbolisées par les pétales. Dès lors, le logo de Lassonde apparaît sur tous ses produits, emballages et documents.
À son insu, ce symbole visuel suscite cependant une polémique dans les médias et la sainte colère du maire de Montréal. Ah ! bon… Pourquoi donc? Selon les journalistes, le nouveau logo de la métropole, commandé en 1981 par Jean Drapeau, ressemble un peu trop à celui de Lassonde. Monsieur le maire se serait-il fait avoir par un designer qui n’hésite pas à recycler ses bonnes idées ? L’histoire ne le dit pas, et malgré tout la Ville de Montréal et Lassonde arborent toujours le même logo trois décennies plus tard.
Prochaine chronique : Un procédé révolutionnaire…
