Chronique 14 : Un format qui fait fureur!
À l’aube des années 1970, Lassonde est sur une belle lancée ! Et de nouvelles idées germent toujours dans la tête de certains…
Prenant exemple sur les fabricants de l’Ouest canadien, Lassonde décide de produire des jus et « breuvages » de fruits dans des petits contenants de métal. Depuis le temps que l’entreprise produit des conserves, elle connaît ça ! C’est ainsi qu’en 1972, le jus de pomme et les boissons aux fruits Rougemont en format individuel de 10 onces sont lancés au Québec.
Cette innovation crée une petite révolution dans le marché de l’alimentation. On retrouve ces contenants dans les épiceries, les dépanneurs, les cafétérias des écoles, les cantines de travailleurs, les boîtes à lunch. Le format est pratique, facile à ouvrir d’un seul doigt. Les saveurs – jus de pomme, punch aux fruits, « breuvages » aux pommes, à l’orange et aux raisins – plaisent aux consommateurs. Ça marche, et diablement bien à part ça !
Cette appellation engendre d’ailleurs bien des discussions. À l’époque, le mot breuvage, dérivé de l’anglais beverage, est en effet utilisé de façon erronée. En français, il fait référence à une mixture aux vertus médicinales ou, au contraire, intoxicantes. Mais boisson, le terme juste, qui veut dire « tout ce qui se boit », est assimilé pour plusieurs à boisson alcoolisée. Ce n’est que quelques années plus tard que le gouvernement canadien statuera officiellement sur le terme à employer, et Lassonde deviendra une des premières à vendre des boissons aux fruits.
Prochaine chronique : Une campagne qui a de l’allant…
