Chronique 11 : Une occasion qui ne se refuse pas!
En raccrochant le téléphone, Jean-Paul Barré alors directeur général, reste songeur. Cet appel de M. St-Arnaud pourrait être l’occasion qu’attendaient le président de l’entreprise et la famille Lassonde. Celle qui permettra à Lassonde d’offrir désormais ses produits dans des contenants de verre plutôt que de se limiter aux boîtes en métal. Il s’empresse d’en discuter avec Willie Lassonde et son fils Pierre-Paul. Les trois hommes arrivent à la même conclusion : Lassonde a besoin des équipements des Breuvages Montclair.
La petite compagnie montréalaise est en effet en difficulté financière et son propriétaire, M. St-Arnaud, veut vendre. Lassonde n’a aucunement l’intention d’opérer une filiale à Montréal. Elle achète donc l’équipement, qu’elle déménage à Rougemont, de même que la marque sous laquelle Breuvages Montclair vend ses boissons aux fruits. Cette marque, enregistrée pour le Canada seulement, s’appelle… Oasis.
Lassonde peut désormais offrir ses produits dans deux types de contenants, le métal et le verre, ce qui lui permet de rejoindre de nouveaux marchés. À l’époque, par exemple, les bouteilles de jus et boissons de fruits en verre étaient également distribuées par les laitiers qui, en région, faisaient la livraison de porte en porte.
Pendant quelques années, Lassonde mettra sur le marché ses produits sous les marques R et Oasis. Mais les boissons de fruits Oasis n’obtiennent pas vraiment la faveur des consommateurs des années 1970, et Lassonde cesse bientôt leur production. Quinze ans plus tard, l’entreprise fera une nouvelle tentative ; cette fois, Oasis plaira aux nouvelles générations de client.
Mais ça, c’est une autre histoire que nous vous raconterons plus tard.
Prochaine chronique : Une production inusitée…
